Markus Peter
Le plat de Constant Ier (337–350) du trésor d'argenterie de Kaiseraugst
Unter diesem Titel
stellte Markus Peter die spektakuläre Silberplatte vor, die zusammen mit weiteren Gefässen
aus dem Kaiseraugster Silberschatz im Jahre 1995 bekannt geworden war.
Die Platte zeichnet sich durch eine Inschrift aus Niello aus, die das
geometrisch verzierte Mittelmedaillon umfasst und in Form eines Hexameters auf
die Decennalien des Kaisers Constans in den Jahren 342/343 n.Chr. verweist.
Davon ausgehend skizzierte der Referent die ereignisreichen Jahre um die Mitte
des 4. Jahrhunderts und rief einen besonderen Bezug zum Burgund in Erinnerung:
die folgenreiche Usurpation des Magnentius im Januar 350 in Autun.
Anne-Francine Auberson Trésors monétaires et
guerres de Bourgogne
Dans les cantons de Vaud et Fribourg, entre le
premier quart du XIXe siècle et 1986, huit trésors «broyards» datés
du XVe siècle ont livré entre 2 et environ 240 monnaies (Avenches
[deux trésors], Faoug, Münchenwiler, Morat, Montet, Vallon et Sévaz). Ils sont
constitués de tout ou partie de monnaies d’or et leur composition est plus ou
moins connue.
Sur
l’ensemble des monnaies prises en considération (165), on constate la
prédominance nette des florins impériaux et rhénans, suivis par les d’émissions
des Pays Bas bourguignons et de l’évêché d’Utrecht qui représentent, avec 72,3
%, presque les trois-quarts des découvertes, confirmant ainsi que la région broyarde faisait partie de l’espace de
circulation et de diffusion des florins germaniques.
Si l’on admet que ces trésors ont été enfouis
en raison d’une appréhension de se voir spolier, peut-on affirmer qu’ils l’ont
été dans un climat d’insécurité découlant d’un contexte guerrier? Si oui, bien
que les terminus des trésors se situent dans une fourchette de plus de soixante
ans, est-il raisonnable de considérer tous ces trésors comme ayant trait aux
guerres de Bourgogne?
Pour l’un des trésors d’Avenches et celui de
Faoug, le terminus, 1422, est précoce. L’enfouissement ne peut donc
raisonnablement pas être imputé aux guerres de Bourgogne, mais peut-être à
d’autres événements guerriers, moins marquants qui n’ont pas manqué de ponctuer
l’histoire de la région au cours du XVe siècle. En ce qui concerne
le second trésor d’Avenches et celui de Montet, avec leur terminus de 1471 et
1476, les présomptions d’un enfouissement à la faveur de l’insécurité qui
régnait dans ces terres qui voyaient s’affronter Bourguignons et Confédérés
sont grandes.
Pour
Münchenwiler, il est difficile de tirer des conclusions sur la base de
seulement deux monnaies; le terminus, 1464, se situe quand même 10 ans avant
les événements bourguignons! Enfin, les trésors
de Sévaz et Vallon, avec leur terminus post bataille de Morat, illustrent
peut-être la vivacité du traumatisme subi par la population lors des guerres de
Bourgogne.
Qu’en est-il de Morat? Jusqu’ici à Morat, pour
le XVe siècle, n’étaient connues que des pièces isolées. Il était
tentant de conclure que le trésor moratois avait été enfoui lors de la fameuse
bataille qui mena le Téméraire à sa perte!
Or, l’intervalle de près de 40 ans entre la
date de frappe de la monnaie terminale (1437–1439) et celle de la bataille de
Morat est, à notre sens, trop important; le dépôt de Morat n’a donc par
conséquent probablement rien à voir avec les guerres de Bourgogne.
Cependant, le doute subsistera toujours
puisque seules quatorze frappes (un peu moins des 6% du trésor présumé) nous
sont parvenues et que nous avons constaté que certains trésors ayant un
terminus en relation avec les guerres de Bourgogne comportent le même type de
numéraire, qui a donc circulé durant une longue période.
Jean-Paul Divo Aperçu sur le monnayage de Charles le
Téméraire
Le but de
cette communication était de donner un petit aperçu sur les émissions
monétaires du Duc Charles. Contrairement au monnayage riche est très varié de
ses prédécesseurs, la typologie des monnaies du Duc Charles est assez modeste.
Pour la Bourgogne, nous connaissons, à part un florin d’or et des blancs en
argent, une grande quantité de pièces en billon, appelés engrognes et frappées
presque toutes dans l’atelier d’Auxonne. Le monnayage pour les Pays-Bas, le
Brabant, la Gueldre et la Flandre a comme unité d’or uniforme le florin (et
quelques rares demi-florins), des monnaies d’argent et de billon de types
différents. Un nouveau type de monnaie fait son apparition, le briquet, tirant
son nom d’un élément du collier de l’Ordre de la Toison d’or, remplaçant les
gros et les blancs. Les monnaies pour la Flandre sont les plus abondantes,
celles pour la Gueldre sont un peu plus rares. Comme signe de modernité, les
monnaies des trois possessions nous présentent à partir de 1474 les premières
émissions datées. On ne connaît aucune frappe monétaire pour les autres
possessions du duc Charles, soit le Hainaut, le Luxembourg, la Zélande et le
comté de Namur.
Beatrice Schärli La Médaille, reflet des relations
entre l’Evêché de Bâle et la France
Le thème «Les médailles
des alliances entre l’Evêché de Bâle et la France au 18e siècle» servi
à l’origine d’idée de base pour un rapport. Par la suite il fut changé de manière à prendre en
compte les éditions de médailles portant sur l’ensemble des relations entre
cette principauté ecclésiastique du Saint-Empire et en même temps pays alliée
occasionnelle des Cantons catholiques de la Confédération Suisse d’une part et
du Royaume de France d’autre part. Les
trois médailles présentées furent créées par des médailleurs renommés, les deux
de 1740 par Jean Dassier à Genève, celle de 1780 par Jean-Pierre Droz à Paris.
Elles reflètent, comme d’autres médailles, des évènements passés de l’histoire
du 18ème siècle, et en plus, une source historique à laquelle la
plupart des historiens accordent généralement trop peu d’attention.