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Numismatische Tage 2009: Abstracts (Auswahl)

 
Markus Peter 
Le plat de Constant Ier (337–350) du trésor d'argenterie de Kaiseraugst

Unter diesem Titel stellte Markus Peter die spektakuläre Silberplatte vor, die zusammen mit weiteren Gefässen aus dem Kaiseraugster Silberschatz im Jahre 1995 bekannt geworden war. Die Platte zeichnet sich durch eine Inschrift aus Niello aus, die das geometrisch verzierte Mittelmedaillon umfasst und in Form eines Hexameters auf die Decennalien des Kaisers Constans in den Jahren 342/343 n.Chr. verweist. Davon ausgehend skizzierte der Referent die ereignisreichen Jahre um die Mitte des 4. Jahrhunderts und rief einen besonderen Bezug zum Burgund in Erinnerung: die folgenreiche Usurpation des Magnentius im Januar 350 in Autun.


Anne-Francine Auberson
Trésors monétaires et guerres de Bourgogne

Dans les cantons de Vaud et Fribourg, entre le premier quart du XIXe siècle et 1986, huit trésors «broyards» datés du XVe siècle ont livré entre 2 et environ 240 monnaies (Avenches [deux trésors], Faoug, Münchenwiler, Morat, Montet, Vallon et Sévaz). Ils sont constitués de tout ou partie de monnaies d’or et leur composition est plus ou moins connue. Sur l’ensemble des monnaies prises en considération (165), on constate la prédominance nette des florins impériaux et rhénans, suivis par les d’émissions des Pays Bas bourguignons et de l’évêché d’Utrecht qui représentent, avec 72,3 %, presque les trois-quarts des découvertes, confirmant ainsi que la région broyarde faisait partie de l’espace de circulation et de diffusion des florins germaniques. Si l’on admet que ces trésors ont été enfouis en raison d’une appréhension de se voir spolier, peut-on affirmer qu’ils l’ont été dans un climat d’insécurité découlant d’un contexte guerrier? Si oui, bien que les terminus des trésors se situent dans une fourchette de plus de soixante ans, est-il raisonnable de considérer tous ces trésors comme ayant trait aux guerres de Bourgogne? Pour l’un des trésors d’Avenches et celui de Faoug, le terminus, 1422, est précoce. L’enfouissement ne peut donc raisonnablement pas être imputé aux guerres de Bourgogne, mais peut-être à d’autres événements guerriers, moins marquants qui n’ont pas manqué de ponctuer l’histoire de la région au cours du XVe siècle. En ce qui concerne le second trésor d’Avenches et celui de Montet, avec leur terminus de 1471 et 1476, les présomptions d’un enfouissement à la faveur de l’insécurité qui régnait dans ces terres qui voyaient s’affronter Bourguignons et Confédérés sont grandes. Pour Münchenwiler, il est difficile de tirer des conclusions sur la base de seulement deux monnaies; le terminus, 1464, se situe quand même 10 ans avant les événements bourguignons! Enfin, les trésors de Sévaz et Vallon, avec leur terminus post bataille de Morat, illustrent peut-être la vivacité du traumatisme subi par la population lors des guerres de Bourgogne. Qu’en est-il de Morat? Jusqu’ici à Morat, pour le XVe siècle, n’étaient connues que des pièces isolées. Il était tentant de conclure que le trésor moratois avait été enfoui lors de la fameuse bataille qui mena le Téméraire à sa perte! Or, l’intervalle de près de 40 ans entre la date de frappe de la monnaie terminale (1437–1439) et celle de la bataille de Morat est, à notre sens, trop important; le dépôt de Morat n’a donc par conséquent probablement rien à voir avec les guerres de Bourgogne. Cependant, le doute subsistera toujours puisque seules quatorze frappes (un peu moins des 6% du trésor présumé) nous sont parvenues et que nous avons constaté que certains trésors ayant un terminus en relation avec les guerres de Bourgogne comportent le même type de numéraire, qui a donc circulé durant une longue période.


Jean-Paul Divo
Aperçu sur le monnayage de Charles le Téméraire

Le but de cette communication était de donner un petit aperçu sur les émissions monétaires du Duc Charles. Contrairement au monnayage riche est très varié de ses prédécesseurs, la typologie des monnaies du Duc Charles est assez modeste. Pour la Bourgogne, nous connaissons, à part un florin d’or et des blancs en argent, une grande quantité de pièces en billon, appelés engrognes et frappées presque toutes dans l’atelier d’Auxonne. Le monnayage pour les Pays-Bas, le Brabant, la Gueldre et la Flandre a comme unité d’or uniforme le florin (et quelques rares demi-florins), des monnaies d’argent et de billon de types différents. Un nouveau type de monnaie fait son apparition, le briquet, tirant son nom d’un élément du collier de l’Ordre de la Toison d’or, remplaçant les gros et les blancs. Les monnaies pour la Flandre sont les plus abondantes, celles pour la Gueldre sont un peu plus rares. Comme signe de modernité, les monnaies des trois possessions nous présentent à partir de 1474 les premières émissions datées. On ne connaît aucune frappe monétaire pour les autres possessions du duc Charles, soit le Hainaut, le Luxembourg, la Zélande et le comté de Namur.


Beatrice Schärli
La Médaille, reflet des relations entre l’Evêché de Bâle et la France

Le thème «Les médailles des alliances entre l’Evêché de Bâle et la France au 18e siècle» servi à l’origine d’idée de base pour un rapport. Par la suite il fut changé de manière à prendre en compte les éditions de médailles portant sur l’ensemble des relations entre cette principauté ecclésiastique du Saint-Empire et en même temps pays alliée occasionnelle des Cantons catholiques de la Confédération Suisse d’une part et du Royaume de France d’autre part. Les trois médailles présentées furent créées par des médailleurs renommés, les deux de 1740 par Jean Dassier à Genève, celle de 1780 par Jean-Pierre Droz à Paris. Elles reflètent, comme d’autres médailles, des évènements passés de l’histoire du 18ème siècle, et en plus, une source historique à laquelle la plupart des historiens accordent généralement trop peu d’attention.  

zum Bericht der Numismatischen Tage 2009